Interventions - Au Parlement Wallon
Question René Collin sur les mesures de protection contre les renards

Question écrite du 19/01/2016 de IMANE Hicham à COLLIN René, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Infrastructures sportives, délégué à la Représentation à la Grande Région

Comme chaque année à la même période, le renard roux voit ses proies potentielles diminuer de par leur hibernation. Le renard devient donc plus audacieux et s’attaque plus fréquemment aux animaux de nos petits éleveurs de volaille.

Conscient que la solution la plus permanente pour se protéger est d’investir dans un grillage entourant les basses-cours, mes questions seront donc les suivantes.

Comment la Wallonie informe-t-elle ses petits éleveurs des moyens de protection contre ce prédateur ?

Monsieur le Ministre peut-il faire le point sur la présence d’échinococcose en Wallonie ?

Réponse du 15/02/2016 de COLLIN René

De tout temps, les ruraux ont appris à protéger leur petit élevage du renard. La prévention est un moyen très efficace. La stratégie défensive offre plusieurs avantages : elle est efficace et durable, elle permet d’éviter les inconvénients occasionnés par plusieurs espèces et elle est à la portée de tous. Une bonne protection peut être assurée par la construction d’un enclos. Les conseils qui sont apportés par le Département de la Nature et des Forêts sont les suivants. La clôture doit être constituée d’un grillage dont les mailles ne permettent ni la sortie des animaux domestiques, ni l’entrée d’un animal sauvage (de la taille d’un rat à celle d’un grand chien). Cette clôture doit être enfouie dans le sol à 40 centimètres de profondeur, pour éviter la pénétration d’une espèce capable de creuser (rat, renard). Il est même préférable que cette barrière souterraine soit faite à l’aide de matériaux plus solides, comme des blocs de béton, des tuiles, des dalles, etc. Cette technique n’empêchera cependant pas les oiseaux et la fouine de pénétrer dans l’enclos. Si la réalisation de ce type d’enclos s’avère impossible, il faut pour le moins veiller à construire un abri hermétique et y enfermer les volailles durant la nuit, surtout durant la période critique (mai et juin).

L’échinococcose alvéolaire est une zoonose parasitaire bien connue en Wallonie en particulier dans les milieux qui sont le plus en contact avec le renard : agents de l’administration forestière, chasseurs, garde-chasses, traqueurs).

La prévalence de ce parasite chez le renard est importante en Wallonie et peut varier d’une année à l’autre en fonction de la prolifération de campagnols qui, je le rappelle, sont la source de contamination du renard.

La dernière étude concernant la présence du parasite au sein de la population vulpine date de 2003 et 2004. Pour fixer les idées, suivant les techniques d’analyse utilisées et les régions sondées, on observerait des taux d’infestation variant d’un peu moins de 10 % dans le Brabant à plus de 40 % dans le Luxembourg. Par rapport à des études antérieures (1993-1995), ces taux ne semblent pas en augmentation.

Depuis le début de l’année 2015, le réseau de suivi sanitaire de la faune sauvage analyse systématiquement les renards reçus vis-à-vis de l’échinococcose. Au stade actuel, 25 % se sont avérés être infectés, mais le nombre de renards analysés reste encore assez faible (16).

L’Institut scientifique de santé publique en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles a édité un document d’information sur l’échinococcose alvéolaire humaine. Ce document est disponible sur le site de l’Institut.

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